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Sujet 1: LA DÉFORESTATION

Le Cerrado est l’un des biomes les plus impactés par la déforestation au Brésil; ces cinq dernières années, on a déboisé entre 5 mille et 10 mille km² de sa végétation par an.1 Les données les plus récentes estiment que 46% du territoire natif du Cerrado a été ravagé, ce qui fait plus de 900 mille km² – une taille équivalente à celle du Venezuela. 2 Dans les régions Sud, Sud-Est et Centre-Ouest du Brésil, le Cerrado est presque disparu; il n’en reste plus que quelques petits territoires protégés.3 Il se fait plus présent dans le Nord, surtout en MATOBIPA (acronyme pour désigner l’ensemble d’états brésiliens formé par MAranhão, TOcantis, PIauí et BAhia) ; cette zone subit actuellement 70% du déboisement du Cerrado, étant devenue la frontière agricole du biome. La déforestation est motivée par plusieurs raisons, lesquelles seront explorées ultérieurement, mais on peut dire d’emblée qu’elle provoque des impacts immenses et qu’il faut la combattre.

SUJET 2: L’AUGMENTATION DE LA COMPACTION DU SOL

Les racines des arbres du Cerrado sont célèbres en raison de leur longueur – elles sont normalement trois fois plus longues que le tronc, d’où l’épithète « Forêt à l’envers » 4,5 que l’on a attribué au Cerrado. En outre de capter l’eau des couches profondes du sol, elles rendent le sol plus poreux et, par conséquent, plus perméable ; ces pores permettent que l’eau s’infiltre quand il pleut. Dans les cas d’absence de végétation, la pluie agit en compactant.6 Le ruissellement aux surfaces non-protégées augmente les risques d’érosion en 20 fois, ce qui peut produire plusieurs effets nuisibles au sol (Sujet 24) et au cycle hydrologique (Sujet 3) du Cerrado.7

SUJET 3: LES IMPACTS SUR LE CYCLE HYDROLOGIQUE

La végétation native du Cerrado contribue à l’infiltration et au stockage d’eau dans le sol, ce qui fournit les aquifères qui, à leur tour, fourniront les fleuves pendant les périodes de sécheresse. 8 Ainsi, la dévastation du biome impacte profondément le cycle hydrologique ; ceci consiste en le mouvement constant de l’eau dans les océans, dans les continents et dans l’atmosphère. 9 L’érosion est l’un des principaux effets de la perte de couverture végétale, puisqu’elle accélère le ruissellement dû à la compaction du sol (Sujet 2). D’ailleurs, la perte de la végétation impacte aussi l’évapotranspiration – le passage de l’eau des plantes à l’atmosphère –, vu que les espèces natives du Cerrado ont une grande capacité de capter l’eau des sols profonds. A titre de comparaison, les chiffres de l’évapotranspiration des zones agricoles, qui contiennent une faible diversité de plantes, sont 77% moins importants que ceux des territoires natifs pendant les périodes de sécheresse. 12 

SUJET 4: LA DIMINUTION DE LA QUANTITÉ D’EAU DISPONIBLE PENDANT LES PÉRIODES DE SÉCHERESSE

Plusieurs études montrent que la grande consommation d’eau par l‘agriculture irriguée et l’élevage sont les responsables majeurs de la crise hydrique dans le Cerrado.6,13–15 A titre informatif, l’agriculture et l’élevage consomment, ensemble, 78,3% de l’eau disponible au Brésil. 16 Cette consommation est d’autant plus intense dans le Cerrado que 80% des systèmes d’irrigation brésiliens se retrouvent dans ce biome.

SUJET 5: LE STRESS HYDRIQUE (PÉNURIE D’EAU) DANS LES GRANDES VILLES

Environ un milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau, pourtant, dans plusieurs régions du monde, la consommation per capita peut arriver jusqu’à 1.000 litres d’eau par jour. 17 Plus de la moitié de la population brésilienne est dans les milieux urbains, ce qui implique une augmentation de la demande d’eau dans les grandes villes. 18 Parmi les nombreux impacts de l’urbanisation accélérée, on pourrait citer : l’augmentation de l’imperméabilité du sol, la réduction de l’approvisionnement des aquifères, la réduction du drainage du sol et la réduction de l’évapotranspiration (Sujet 4). 18 En plus, les dégradations environnementales qui ont lieu dans les milieux ruraux, comme la déforestation pour l’expansion agricole, impactent aussi le volume d’eau dans les bassins hydrographiques (Sujet 3). Au sens figuré, déboiser les zones d’approvisionnement des stocks d’eau qui fournissent les centres urbains équivaut à percer sa propre citerne. Voici établi le lien entre la déforestation et le stress hydrique dans les grandes villes.

SUJET 6 : LES « COÛTS SOCIAUX »

Depuis le siècle dernier, l’utilisation globale de l’eau a fort augmenté, surtout à cause de l’agriculture.19 La quantité d’eau utilisée par l’humanité et ses usages particuliers impliquent des conséquences et pour l’environnement et pour la société. Des exemples de ce « coût social » incluent : l’augmentation du prix des aliments en raison de l’augmentation du prix de l’eau, la prolifération de terrains improductifs (ceux dont on ne peut pas subsister), des conflits entre les différents utilisateurs d’eau, la migration vers les zones où l’eau est plus abondante, parmi tant d’autres.19 Bref, la mauvaise utilisation d’eau provoque des pénuries d’eau dans certaines régions, augmente la vulnérabilité de certaines populations humaines, augmente les coûts du traitement de l’eau, en plus d’endommager la santé des gens et la biodiversité de la flore et de la faune.20 Le coût social de l’eau se traduit aussi dans le stress hydrique des villes (Sujet 5), résultat de la mauvaise distribution d’eau et des impacts dans le cycle hydrologique (Sujet 3).


Sujet 7 : LA CONCENTRATION DES EXPLOITATIONS AGRICOLES ET LES RICHESSES

Selon le dernier recensement agricole, effectué en 2017, moins de 1% des propriétaires de terres concentrent 47,5% des terres rurales du pays. 21 La concentration des exploitations est liée à l’exode rural, à la surutilisation des ressources naturelles, à la dégradation de l’environnement et à la concentration des richesses par une petite partie de la population. Ce phénomène est dû à un modèle agricole basé sur les latifundia de monoculture, qui cible la production de commodités pour l’exportation aux dépens de la production d’aliments pour la consommation locale. 22 Cette concentration est l’une des raisons fondamentales derrière l’augmentation des inégalités sociales (Sujet 8), à cause de la mauvaise répartition des terres et des richesses. 22

Sujet 8 : L’AUGMENTATION DES INÉGALITÉS SOCIALES

L’inégalité sociale au Brésil est le résultat d’un long et complexe processus historique. 23 La mauvaise répartition des richesses en est une des conséquences. Qui plus est, la concentration des exploitations agricoles (Sujet 7) corrobore l’approfondissement de cet écart.23 D’après Filho e Fonte (2009), une sorte d’acceptation de la mauvaise répartition des terres se fait sentir à défaut de politiques publiques efficacement engagées dans la redistribution de terrains.

Sujet 9 : LA CONSERVATION DES ÉCOSYSTÈMES NATURELS

Partout dans le monde, on voit la diminution de la biodiversité; cela est dû notamment en raison de l’action humaine. Environ 25% des espèces de plantes et d’animaux sont menacés.19 Bien qu’il soit la savane la plus riche en biodiversité du monde, le Cerrado subit aussi les effets pervers de l’intervention de l’homme – certaines pertes sont même irréversibles.26 La protection de la nature est fondamentale pour la conservation des écosystèmes naturels et, par conséquent, pour l’existence de l’homme lui-même, vu que les fonctions écosystémiques sont indispensables pour la prolongation de la vie sur Terre.27 Quelques exemples de ces fonctions/services: la pollinisation, l'approvisionnement d’eau, la fertilisation du sol, la stabilisation du climat, le contrôle de pestes etc. La création et la fortification des Unités de Conservation (Sujet 38) aussi bien que la protection des réserves indiennes sont quelques-uns des mécanismes de conservation de la biodiversité du Cerrado.

Sujet 10: LA SÉQUESTRATION DU CARBONE ET L'ATTÉNUATION DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Les zones protégées et la diversité d’espèces du Cerrado contribuent à la séquestration du carbone.28 Cependant, les perturbations créées par les hommes amènent à une diminution de la biomasse et des puits de carbone, en outre la réduction de la biodiversité.28 Un individu qui appartient à une communauté locale traditionnelle et qui exploite le Cerrado d’une manière durable émet 134 fois moins de gaz à effet de serre que la moyenne des habitants des grandes-villes.29 Les chiffres montrent que les communautés locales traditionnelles et les peuples autochtones contribuent efficacement pour l’atténuation des changements climatiques globaux. En plus, le Cerrado est un important puits de carbone, ayant séquestré environ 13,7 milliards de tonnes de CO2. Ainsi, la conservation des écosystèmes naturels (Sujet 9) et la valorisation des cultures traditionnelles et de ses systèmes agricoles (Sujet 14) sont des mécanismes de réduction des émissions de CO2 dans l’atmosphère.

Sujet 11: LA VALORISATION DU CERRADO « FORESTÉ »

Les produits de la sociobiodiversité existent en fonction du Cerrado « foresté » et peuvent apporter des profits pour les communautés rurales. Comme les zones non-atteintes par la déforestation ont un bas prix, les producteurs agricoles préfèrent s’y installer pour élargir leur exploitation au lieu d’investir dans la réanimation des zones déboisées.33 D’où la baisse de productivité. A titre d’illustration, il y a en moyenne un bœuf par hectare dans le Cerrado.33,34 Toutefois, le perfectionnement des pratiques agricoles et d'élevage pourrait amener à la diminution de la déforestation et des dégradations environnementales qui impactent le biome. Défendre le Cerrado « foresté », c’est défendre la conservation. Les communautés locales jouent un rôle très important dans ce processus, dans la mesure où elles aident à conserver et à repérer la richesse écologique du Cerrado, augmentent les revenus et les nourritures familiaux, 31 réduisent l’émission des gaz à effet de serre (Sujet 10).

Sujet 12: LA STIMULATION DE L’AGROEXTRACTIVISME DE BASE COMMUNAUTAIRE

La population du Cerrado est composé de nombreux peuples et communautés locales traditionnelles, comme les Quilombolas, les Geraizeiros, les Quebradeiras de coco babaçu, les Amérindiens, les Apanhadores de flores et les agriculteurs familiaux – ce sont des communautés pour qui l’agroextractivisme est le principal moyen de subsistance.35 Le soutien aux peuples traditionnels et aux agriculteurs familiaux contribue efficacement pour la conservation in situ de la biodiversité du Cerrado dans des paysages à plusieurs exploitations. 36 On constate des communautés qui ont un bas niveau d’impact sur le biome.36 Selon démontré par Sá et al. (2018), le coquinho azedo (Butia capitata) prospère même dans les zones d’exploitation agroextractiviste. En outre la conservation de la biodiversité, les communautés bien structurées sont capables d’organiser la gestion participative du territoire, proposant la création des Unités de Conservation, comme la Reserva de Desenvolvimento Sustentável Nascentes Geraizeiras au Minas Gerais (Reserve de développement durable Nascentes Geraizeiras), aussi bien que des lois et des politiques publiques favorables à l’agroextractivisme, comme la loi de protection du licuri et l’augmentation du prix minimal de la noix de babaçu, à Bahia. 29

Sujet 13: LA STIMULATION DE L’AGRICULTURE FAMILIALE QUI NOURRIT LE BRÉSIL

L’agriculture familiale est basée sur l’exploitation d’un territoire pars les membres d’une même famille. Cette production a lieu dans des petites propriétés et a pour fonction de fournir le marché interne du pays. Elle gère annuellement des revenus considérables pour l’économie brésilienne. Selon le dernier recensement agricole (2017), l’agriculture familiale est la base économique de 90% des départements brésiliens comptant jusqu’à 20.000 habitants. Elle produit 70% des haricots, 87% du manioc, 46% du maïs, 60% du lait, 59% du porc et 50% de la volaille fabriqués au Brésil. En plus, l’agriculture familiale produit moins d’impacts environnementaux que l’agriculture intensive, vu qu’elle est plus durable et compacte (Sujet 17). 38

Sujet 14: LA VALORISATION DE LA CULTURE ET DE SES SYSTÈMES AGRICOLES TRADITIONNELS

En plus d’abriter une multitude d’espèces de flore et de faune, le Cerrado est aussi un carrefour de cultures (notamment les amérindiens, les communautés traditionnelles et les agriculteurs familiers), lesquelles ont recours à l’agroextractivisme comme source principale de subsistance. Le rapport de ces peuples avec le territoire est profond, transmis de génération en génération et se faisant voir dans leur style de vie.
Les amérindiens et les quilombolas ont eu leur droit à la terre accordé depuis la Constitution de 1988 au moins ; cependant, des nombreuses autres communautés installées dans le Cerrado n’ont pas cet apanage et ses terrains ne sont pas bien délimités,35 même s’ils sont précieusement localisés, reliant des réserves indiennes avec des Unités de Conservation, vu que ces peuples occupent des zones où la végétation native pousse encore.39
Il est indispensable que la société reconnaisse ces communautés et, par conséquent, valorise, soutienne et fortifie leur rôle dans la conservation des ressources naturelles, dans la production d’aliments, dans les manifestations culturelles qui ont formé la société brésilienne et qui sont une source de savoirs et de pratiques fondamentaux pour faire face aux défis contemporains, comme celui de l'adaptation aux changements climatiques.

Sujet 15: LA CONSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ

Le Cerrado est extrêmement riche en diversité, comptant plus de 14 mille espèces de plantes et de vertébrés, dont 12 mille sont des espèces natives cataloguées. 39 Cependant, sa flore et sa faune restent peu connues, et toutes les années des nouvelles espèces sont découvertes, ce qui indique qu’il y a encore une vaste biodiversité à explorer. Selon Marinho-Filho et al. (2010), le biome est hautement endémique, surtout par rapport à la flore. Des estimations indiquent environ 320 mille espèces de faune, dont 67 mille d’invertébrés, l’équivalent à 20% du biote de ce biome. Grâce à son énorme hétérogénéité, le Cerrado abrite 5% de la faune mondiale et un tiers de la faune brésilienne. 41
Une pareille biodiversité revendique des réflexions sur la multitude d’interactions écologiques, sur les exploitations durables du paysage par les communautés rurales, sur la consommation consciente par les populations urbaines et sur comment interagir avec ce biome en minimisant les impacts sur la biodiversité.

Sujet 16: LA PROTECTION DES SUBSTANCES MÉDICINALES ET DES RESSOURCES DE LA BIODIVERSITÉ QUI APPORTENT DES REVENUS

Les communautés traditionnelles amérindiennes ont un rapport direct avec la biodiversité, ce qui produit un riche savoir sur la flore et la faune.42 Le Cerrado présente un grand potentiel pour la production des médicaments, puisque c’est la savane la plus riche en biodiversité du monde.26 Les racines, les écorces, les feuilles, les huiles, parmi tant d’autres ressources naturelles du Cerrado, sont utilisés par les communautés traditionnelles pour la fabrication des médicaments traditionnels, lesquels sont transmis de génération en génération.43 Ces savoirs forment la Farmacopeia Popular do Cerrado (La Pharmacopée Populaire du Cerrado). Les raizeiros et raizeiras (les « raciniers » et « racinières ») repèrent les différentes zones du Cerrado, identifient ses plantes médicinales, les cueillent, font le diagnostic des maladies, préparent et identifient les remèdes fait maison. 43 Le barbatimão est l’une des plantes médicinales du Cerrado, dont l’écorce est utilisée pour soigner des ulcères cutanées, la gastrite, l'infection utérine etc.43 Qui plus est, l’utilisation d’autres plantes du Cerrado, comme araticum, cagaita, lobeira e tucum, aident à prévenir des maladies chroniques.44 Ainsi, l’utilisation durable de la biodiversité est associée à sa conservation, car la disparition définitive des plantes et des animaux menacés pourrait impliquer la disparition d’une substance médicinale. De cette manière, à partir des connaissances partagées par les communautés traditionnelles, les chercheurs peuvent contribuer positivement aux populations rurales et urbaines, en plus de faire croître l’économie (SUJET 46).

Sujet 17: LA CONSOMMATION ET UNE CHAÎNE DE PRODUCTION DURABLE

La production durable doit prendre en compte la quantité limitée de ressources naturelles aussi bien que la résistance limitée de l’environnement aux excès humains.46 Pour qu’une production soit durable à juste titre, il faut qu’elle émette une petite quantité de gaz à effet de serre, qu’elle utilise moins d’énergie et des ressources naturelles et, principalement, qu’elle n’ait pas recours à la déforestation.46 Dans ce sens, la valorisation de la chaîne productive des espèces du Cerrado et de l’agriculture familiale est fondamentale pour la mise en pratique d’une consommation plus consciente. 4 Les consommateurs jouent un rôle très important quand ils n’achètent pas de produits dont la production est nuisible à l’environnement, diminuant ainsi la demande pour ces produits.47 Dans le cas de notre biome, la consommation de viande (surtout de la viande bovine) est l’un des principaux déclencheurs de la déforestation.

Sujet 18: LA CONSOMMATION D’ALIMENTS DE LA BIODIVERSITÉ

Dans les domaines de l’alimentation et de l’agriculture, la biodiversité est indispensable à la sécurité alimentaire et au développement durable.48 En outre, la conservation de la biodiversité rend les systèmes de production et les moyens de subsistance plus résistants aux chocs et aux tensions, y compris à ceux qui sont occasionnés par les changements climatiques.48 La consommation des aliments natifs du Cerrado demeure un sujet peu recherché, mais quelques études fournissent déjà des indices qui montrent que les fruits de ce biome sont bénéfiques à la santé, en plus d’être riches en saveurs et nutriments. 44 De cette façon, le savoir sur les produits de la biodiversité du Cerrado peut aider à l’établissement d’une consommation consciente et d’une chaîne de production durable (Sujet 17), à partir de l’agroextractivisme pratiqué par les communautés traditionnelles du Cerrado.

Sujet 19: LA DEMANDE INTERNATIONALE POUR LES COMMODITES

Le Brésil est l’un des leaders mondiaux en production de commodités agricoles, dont le soja et la viande sont les responsables pour les plus importants revenus économiques et pour la montée de la concentration des exploitations.49 Une vaste partie de la production agricole brésilienne est exporté à des pays étrangers 49 et le Cerrado est le plus important producteur national de commodités; 42% du soja et 44% de la viande exportés par le Brésil sont originaires de ce biome.3 50 Plus de la moitié du soja produit dans le Cerrado est exporté.51 Cela atteste la forte demande internationale pour le soja et pour d’autres produits agricoles, ce qui contribue à la croissance de la déforestation et de l’émission des gaz à effet de serre dans le Cerrado. Qui plus est, les commodités corroborent aussi à la prolifération des latifundia dans le Cerrado 51 (Sujet 20).

Sujet 20: LA STIMULATION DES LATIFUNDIA DE MONOCULTURE

Le Brésil possède un énorme territoire, mais la vaste majorité des terres appartiennent à une petite quantité de propriétaires (Sujet 7). 52 En gros, les producteurs ruraux sont divisés en deux groupes: les petits producteurs ruraux et les latifundia de monoculture. D’une part, les petits producteurs peuvent être les membres d’une même famille ou d’une même communauté; ils produisent 70% des aliments consommés dans le pays, occupent 23% des terres agricoles brésiliennes et emploient 67% de la main d’œuvre champêtre.53 De l’autre part, les latifundia de monoculture ciblent essentiellement l’exportation, produisant notamment des commodités comme le soja, la viande et le lait ; ils emploient moins de la moitié de la main d’œuvre champêtre.53 L’évolution de l’agriculture brésilienne a été fortement marquée par la déforestation à grande échelle ; cela est dû principalement à la monoculture, système qui cultive une seule espèce agricole dans un large terrain. Ainsi, la prolifération des latifundia de monoculture produit des dommages considérables, dont la dégradation du sol (Sujet 24), occasionnée par la culture continuée d’une même plante sur une longue période et par la contamination par des fertilisants et des pesticides.52 Par ailleurs les impacts environnementaux, on témoigne aussi des impacts sociaux des latifundia, comme l’exode rural issu de la mauvaise répartition de terres.32

Sujet 21: DES ALIMENTS QUI DÉFORESTENT

D’après le dernier recensement de MapBiomas, 43% du Cerrado a déjà été converti en zones agricoles et d’élevage – il ne reste que 54% du biome natif intouché ; 90% de cette végétation se retrouve dans le nord du pays contre 15% dans le sud. 3 La plupart de la déforestation perpétrée dans le Cerrado est due à la demande internationale, spécialement à la demande pour des commodités agricoles (Sujet 19). Actuellement, le Cerrado est le plus grand producteur de viande et de soja de Brésil. Selon Trase, on a exporté 47 mille tonnes de soja et 930 mille tonnes de viande bovine depuis le Cerrado en 2017.50 La production de ces commodités implique des nombreux dommages environnementaux, dont la croissance de la déforestation (surtout dans le nord du biome) et, par conséquent, la perte de biodiversité, la dégradation du sol et la contamination des ressources hydriques. Bien qu’elle soit une ressource peu abondante, 70% de l’eau douce disponible dans le monde est consommée par la production agricole. L’empreinte eau de l’élevage est encore plus grande, puisqu’ils utilisent de l’eau dès la culture de la nourriture des animaux jusqu’à la consommation finale du produit. Sur ce, il va sans dire que la monoculture et l’élevage intensif courants ne sont pas durables. Poore et Nemecek (2020) ont conçu quelques stratégies qui pourraient atténuer les effets négatifs de ces deux chaînes de production. Par exemple, le changement de régime alimentaire pourrait diminuer l’expansion agricole aussi bien que l’émission des gaz à effet de serre. L’abstinence de protéine animale pourrait réduite l’exploitation agricole en 76% et les émissions en 49%. Le consommateur joue un rôle précieux quand il choisit des produits durables, mais les producteurs aussi doivent chercher des solutions pour surveiller leurs propres impacts et concevoir des stratégies d´atténuation.47

Sujet 22: DES IMPACTS SUR LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE DU PAYS

La perte de la biodiversité, les changements climatiques et la contamination de l’eau et du sol sont quelques-uns des éléments qui perturbent la sécurité alimentaire des milliers de personnes dans le monde.57,58 Au Brésil, plus de 7 millions de personne n’ont pas accès à une alimentation suffisante – ce chiffre nous indique qu’il y a énormément de travail à faire pour assurer la sécurité alimentaire des brésiliens. Bien qu’il soit le plus grand producteur de commodités du monde (Sujet 19), le Brésil n’arrive pas à garantir la sécurité alimentaire de son peuple puisque la plupart de cette production est exportée. 59 En outre les impacts environnementaux, les latifundia de monoculture (Sujet 20) ont pour conséquence les inégalités sociales (Sujet 7). L’un des moyens de procurer la sécurité alimentaire du peuple brésilien, c’est la valorisation de l’agriculture familiale, laquelle produit 70% des aliments consommés dans le pays (Sujet 13). 37

Sujet 23: LES FEUX DE FORÊT

Les feux de forêt d’origine naturelle du Cerrado sont provoqués par les éclairs, abondants pendant la période de transition entre la saison sèche et la saison humide, et se propagent sur une petite étendue, où la pluie et l’humidité sont présentes. 62 L’expansion agricole et les politiques suppressives du brûlage sont les coupables notoires des incendies dans le Cerrado. 63 Les dégâts issus des feux de forêt répétés, surtout pendant la saison sèche, menacent la biodiversité et émettent des gaz à effet de serre (Sujet 29). Ceci rend les écosystèmes du biome plus susceptibles au feu et modifie le régime naturel du feu du Cerrado.62

Sujet 24: LA DEGRADATION DU SOL

Le sol du Cerrado est considéré comme pauvre si l’on se fie aux besoins des plantes qui y sont cultivées, en raison de sa baisse disponibilité de nutriments. Pourtant, le sol du biome n’est pas pauvre du tout par rapport aux besoins des plantes natives, vu qu’elles sont adaptées à lui. Les fréquentes pertes de couverture végétale dégradent le sol du Cerrado ; les principaux agents responsables pour ce phénomène sont l’agriculture et les feux de forêt criminels (Sujet 23), lesquels intensifient non seulement la dégradation, mais aussi la perte de biodiversité, l’érosion du sol, la diminution de l’infiltration du sol, la perte de ressources naturelles, parmi tant d’autres maléfices.65

Sujet 25: L’AUGMENTATION DE LA DEMANDE POUR DES INTRANTS AGRICOLES

L’emploi des intrants agricoles a des effets pervers sur la santé humaine et sur l’environnement. 66 Ses résidus, présents dans le sol, dans l’air et dans l’eau, peuvent acidifier la terre, polluer les ressources hydriques et intoxiquer les organismes vivants, y compris l’humain.66,67 Au Brésil, entre 2000 et 2016, la consommation de nitrogène, de phosphore et de potasse est passée de 6,5 mille tonnes à 15 mille tonnes. Cette croissance significative est due à l’entrée en grande échelle des intrants dans les plantations. La faible disponibilité de nutriments dans le sol du Cerrado vis-à-vis des besoins de plantes non-natives induit à l’utilisation continuée d’intrants agricoles,64 ce qui potentialise la dégradation du sol (Sujet 24).

Sujet 26: LES RECOLTES EN BAISSE

L’agriculture est la principale activité économique qui émet des gaz à effet de serre, étant la responsable pour 25% des émissions au Brésil.69 De ce fait, les changements climatiques occasionnés par les productions agricoles ont des impacts sur elles-mêmes, vu qu’elles sont dépendantes des ressources naturelles et des processus biologiques.68 Au Brésil, les changements climatiques pourraient réduire l’étendue des zones favorables à la culture du soja, du café, du maïs, du ris, des haricots et du coton, ce qui pourrait amener à une perte de R$ 7,4 milliards.68 Des analyses estiment une perte annuelle d’environ R$ 11 milliards (1% du PIB agricole) en raison des événements climatiques extrêmes, provoquant une hausse des coûts de production (Sujet 44). 68 A titre d’information, Spera et al. (2020) ont constaté que l’altération du climat du Cerrado résultante de la déforestation réduit le rendement du maïs en 6% ou 8%.70 D’ailleurs, la diminution des services écosystémiques génère également des pertes pour ce secteur; on estime qu’entre 5% et 8% de la récolte mondiale serait perdue sans les services de pollinisation.71

Sujet 27: L´AMPLIFICATION DE L´EFFET DE SERE ET DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Malgré son importance, le Cerrado est fréquemment négligé aux débats nationaux et internationaux sur les changements climatiques.72 Le taux actuel de conversion du Cerrado n´est pas durable/soutenable, libérant des quantités importantes de dioxyde de carbone, comme cité au sujet 29.51 Des modèles climatiques prévoient des changements de température, quantité et distribution de la pluie variant selon les régions du Cerrado, ce qui intensifie des phénomènes climatiques extrêmes (sujet 43).73 Comme, le cas de la région de transition du Cerrado-Amazonia, où l´occurrence d´extrêmes climatiques ont été identifiées, avec des jours et nuits plus chaudes e, en quelques régions, une augmentation et diminution du volume des pluies.74 De plus, les productions agricoles intensifient les changements climatiques dû aux dégradations rurales générées/crées par l´expansion agricole, comme a été démontré que la déforestation pour la production de maïs en grandes surfaces modifie le régime des pluies du Cerrado.70

Sujet 28: L´ÉLOIGNEMENT DES OBJECTIFS CLIMATIQUES

Selon le rapport du Painel Intergovernamental sobre Mudanças Climáticas (IPCC) les émissions anthropiques depuis la période préindustrielle jusqu´à présent ont causé des changements au système climatique, pouvant occasionner le réchauffement climatique. Les pays les plus riches sont les principaux responsables par les émissions historiques de gaz à effet de serre et en général présentent aussi les plus grandes (taux/quantités) émissions par habitant, tandis que les pays pauvres sont les plus affectés. Les réactions en chaine des changements climatiques peuvent provoquer des perturbations significatives au niveau des écosystèmes, de la société et des économies, rendant potentiellement de vastes zones terrestres inhabitables 76
Le Brésil est peu performant/ a une faible performance pour atteindre les objectifs climatiques convenus dans l´accord de Paris75, principalement avec l´augmentation en 2019 de 50% des alertes de déforestation, en particulier dans le Cerrado et Amazonie par rapport à ce qui a été mesuré par DETER, éloignant le Brésil des objectifs et provocant des plus grandes émissions de gaz a effet de serre (Sujet 29) 75. Pour atteindre les objectifs climatiques, il faudrait une nouvelle politique et une nouvelle structure qui n´existe pas actuellement dans le gouvernement fédéral brésilien. 75

Sujet 29: L´ ÉMISSION DES GAZES À EFFET DE SERRE

Le rapport du Sistema de Estimativas de Emissões e Remoções de Gases de Efeito Estufa (SEEG) de 2019 a indiqué que 44% des émissions de gaz à effet de serre sont dues à des changements dans l´exploitation des terres, en particulier la déforestation en Amazonie et au Cerrado. Selon le même rapport, la déforestation a augmenté de 11 % les émissions de gaz à effet de serre au Brésil entre 1990 et 2018. En outre, la déforestation dans le Cerrado a émis environ 248 millions de tonnes brutes, plus que le double de l’émission du processus industriel au Brésil.77 Les incendies du Cerrado, comme montré au sujet 23, sont aussi l´un des principaux émetteurs.78 Les émissions provenant de la conversion de la végétation native vers des zones de production de soja destinées à l’exportation sont responsables de la libération de milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère.51 L’amélioration de la quantification des émissions anthropiques de gaz à effet de serre dépendra d’une stratégie gouvernementale intégrée aux différentes sphères (fédérale, des États et des municipalités) associée au développement scientifique.

Sujet 30 : LES RUPTURES ÉCOLOGIQUES

La fragmentation du paysage due à la déforestation, telle que mentionnée dans le sujet 34, fournit la décomposition des relations écologiques générées par la dispersion des espèces dans les zones restantes. Ainsi, l'effet de la perte des relations écologiques peut entraîner des impacts sur la dynamique du feu, la séquestration du carbone, la croissance d'espèces envahissantes, des pertes dans les échanges biochimiques entre le sol, l'eau et l'atmosphère, entre autres. En outre, la production agricole dépend des services écosystémiques vitaux fournis par la biodiversité et ses relations.79 Nous pouvons utiliser comme exemple l'impact de la perte des abeilles qui se rapportent à des centaines de plantes fruitières, de la rupture de la relation plante-abeille est perdue la fonction écosystémique de la pollinisation fondamentale pour la survie de plusieurs plantes, en plus des plantes cultivées par l'agriculture , ce qui entraîne une augmentation des dépenses pour ce secteur agricole (Sujet 31).

Sujet 31: LA PERTE DE LA BIODIVERSITÉ ET L´AUGMENTATION DES DÉPENSES

La dégradation des milieux naturels par l´exploitation minière, l´élevage ou d´autres usages ont des impacts importants sur la biodiversité comme montré au sujet 35 entraîne à la perte d´habitats pour la flore et la faune, et entraine également à une augmentation des dépenses productives. Différentes études démontrent que l´entretien des zones naturelles augmente la productivité et réduit les coûts, comme c´est le cas de la production de café, qui au milieu des fragments du Cerrado, a une productivité plus grande que les plantations de café isolées, car il augmente la disponibilité de polinisateurs 82. Sachant également qu´environ 75% des aliments humains dépendent directe et indirectement des animaux pollinisateurs, on estime que 5 à 8 % de la récolte mondiale serait perdue sans les services de pollinisation. 82

Sujet 32: LA DIMINUTION DE LA DIVERSITÉ GÉNÉTIQUE E DES FLUXES GÉNIQUES

La fragmentation des habitats peut causer des dommages graves à la diversité génétique, tels quels la réduction des populations et extinction des espèces.84 Comme des études l’ont montré, les plantes du Cerrado présentes dans des environnements à haut niveau de stress environnemental ont une faible richesse génétique.84 Dans le Cerrado, les zones à forte variabilité génétique ne se trouvent pas uniquement dans les zones protégées et sont réparties dans tout le biome.84 Ainsi, l´isolement des zones, cité dans le sujet 34, réduit la variabilité génétique des populations en ayant un impact sur le mouvement des espèces et l´échange de matériel génétique.85

Sujet 33: DES CÔUTS ÉLEVÉS AVEC LA RÉHABILITATION ENVIRONNEMENTALE

Une zone dégradée est celle qui a subi d´importantes perturbations dans son intégrité, qu´elles soient de nature physique, chimique ou biologique.86 Parmi les principaux impacts causés par les dégradations environnementales figurent la perte de diversité génétique (sujet 32) et la perte d´habitats de la faune et de la flore (sujet 35). Le coût de la réhabilitation environnementale des zones dégradées peut varier en fonction de l´ampleur de la perturbation subie par l´environnement. Ainsi, la capacité de résilience de l´écosystème peut être compromisse lorsque la perturbation atteint une grande intensité et peut causer des dommages irréversibles, comme par exemple l´extinction des espèces. En outre, l´accélération des impacts sur l´écosystème menace les services écosystémiques, dont la récupération peut avoir un coût énorme.

Sujet 34: LA FRAGMENTATION DES PAYSAGES : ISOLEMENT DES ZONES PROTÉGÉES ET CONSERVÉES

Les zones protégées du Cerrado sont d´extrême importance pour le maintien de la biodiversité, car elles abritent une grande diversité d´espèces.87 Cependant, seulement 8,3% de la surface du Cerrado est couvert par des unités de conservation.88 Ces zones souffrent des menaces de déforestation à l´intérieur et à l´extérieur de leurs limites.88 La perte des zones de végétation native entraîne une réduction ou perte de la connectivité entre les zones protégées, créant des barrières qui entravent le mouvement des espèces générant les ruptures écologiques, comme dans le sujet 37.89

Sujet 35: LA PERTE D´HABITATS POUR LA FAUNE ET LA FLORE

L´une des principales conditions pour maintenir une espèce native, qu´il s´agisse de la faune ou de la flore, est la préservation de son habitat, donc la déforestation des zones natives est la principale cause de perte de biodiversité dans le monde.91 Comme près de la moitié du biome a été déboisé, des nombreuses espèces que nous n´avons pas connues ont disparu et un total de 138 sont ménacées.92 Il existe de nombreux exemples, pour n´en citer qu´un, le Lobo-Guará (Chrysocyon brachyurus): actuellement, vulnérable a extinction, il est fortement menacé par la perte d´habitat causée par la déforestation..93 Il est également important de le rappeler que le Lobo-Guará (Chrysocyon brachyurus) joue un rôle important dans la dispersion des graines de plusieurs plantes, entre elles la Lobeira (Solanum lycocarpum), qui est l´un des principaux arbres qui poussent dans les zones dégradées qui sont en voie de rétablissement. 93

Sujet 36: L´EXPLOITATION MINIÈRE

Une grande partie de la déforestation dans le Cerrado se produit dans des zones relativement plates avec des sols appropriés ou pour le bétail ou pour l'agriculture à grande échelle. Cependant, les sommets des collines et les zones en pente ne sont pas sûrs, car ils sont parfois la cible d'intérêts miniers. Quartzite, Nickel, Manganèse, Or, Fer, Argile, Calcaire sont quelques-uns des minéraux qui suscitent l'intérêt pour le labourage des zones sensibles du Cerrado. Parfois, des zones à potentiel touristique, riches en chutes d'eau, sont également revendiquées par les compagnies minières, comme c'est le cas dans plusieurs régions du Cerrado, telles que Niquelândia - GO, Chapada dos Veadeiros - GO, Pirenópolis - GO et Codó - MA. L'impact ne se limite pas aux seuls sites d'extraction et d'exploitation minière, puisque les sédiments de cette activité s'étendent sur de grandes distances du biome, principalement en raison de la contamination de l'eau et de l'air. Il est important de rappeler qu'il est presque impossible de récupérer les zones minières en raison de l'élimination de grandes quantités de matière organique, qui réduit la fertilité des sols, en plus de la perte de la biodiversité locale. En outre, l'exploitation minière a un impact sur les communautés traditionnelles et indigènes situées dans la zone d'exploration en raison des dégradations environnementales causées par les grands projets miniers, ce qui a un impact sur le mode de vie de ces communautés locales et provoque des conflits (Sujet 42).

Sujet 37: LA CONSOMMATION NON RESPONSABLE

Depuis la fin du XVIII-ème siècle, l'humanité transforme la Terre à un rythme sans précédent et de manière non durable, ce qui entraîne une utilisation accrue des ressources naturelles, la production de déchets polluants et une dégradation accrue de l'environnement.95 Un exemple de ces dégradations générées par une consommation non durable est la pollution de l'eau, qui se produit plus rapidement que la nature ne peut le recycler et le purifier dans les rivières et les lacs, ce qui contribue au stress hydrique dans le monde.96 La consommation non durable a également des liens avec l'inégalité sociale (sujet 8). Nous pouvons citer la distribution inégale de la nourriture, où environ trois milliards de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année, alors que près d'un milliard de personnes sont sous-alimentées et qu'un autre milliard souffrent de la faim.96 Les impacts environnementaux substantiels de l'alimentation se produisent dans la phase de production agricole, les gens ont une influence sur ces impacts par leurs choix et habitudes alimentaires (Sujet 21).96 En ce qui concerne les impacts de l'exploitation minière (Sujet 36) pour les produits manufacturés, il a été identifié à partir du rapport du Climate Accountability Institute que seulement 25 entreprises et sociétés d'État sont responsables de 51 % des émissions de gaz à effet de serre, avec la société d'État brésilienne Petrobras en 20-ème position des entreprises ayant les émissions les plus élevées.

Sujet 38: LA CRÉATION ET LE RENFORCEMENT DES UNITÉS DE CONSERVATION

L'un des principaux objectifs des Unités de conservation brésiliennes (UC) est de contribuer au maintien de la diversité biologique et des ressources génétiques sur le territoire national.97 Cependant, les UC ne représentent que 8,3% du Cerrado et ce pourcentage tombe à 6,5 % si l'on considère uniquement la fraction couverte par la végétation native. Et il attire l'attention sur la faible capacité de certains types d'UC à éviter la déforestation, davantage liée à l'aménagement du territoire, comme les zones de protection de l'environnement (EPA), qui concentrent 85 % de la déforestation dans les UC.88 En outre, les différentes efficacités d'éviter la déforestation des UC sont associées au niveau de restriction, à la sphère gouvernementale, à la taille et à l'historique des unités. Il est toutefois important de noter que les zones protégées jouent un rôle pertinent dans la protection de l'habitat naturel du biome du Cerrado. Parmi les zones protégées, il y a non seulement les UCs, mais aussi les terres indigènes et les territoires quilombolas, qui jouent un rôle important dans la conservation du biome.

Sujet 39: ÉVITER LES INCENDIES ET CONTRÔLER LA STIMULATION DES BRÛLES

Le feu est présent dans le Cerrado depuis des millénaires en tant que force évolutive.99 Ainsi, le feu est un facteur crucial dans le maintien de la structure, de la biodiversité et du fonctionnement des écosystèmes du Cerrado.60 La dynamique du feu est essentielle pour maintenir la mosaïque des types de végétation indigène.60 La suppression du feu entraîne la perte d'espèces qui demandent de la lumière comme les espèces herbacées ou arbustives, car le Cerrado devient plus ouvert après avoir brûlé en fournissant de la lumière à ces espèces.60 En outre, la suppression des incendies pendant des longues périodes provoque des feux de forêt de forte intensité en raison de l'accumulation de grandes quantités de matières inflammables.60 Ainsi, selon Pivello (2011) dans les zones de conservation du Cerrado, des programmes de gestion des incendies adéquats sont nécessaires, basés sur les connaissances scientifiques et l'incorporation de l'expérience traditionnelle des peuples indigènes. Bénéficier de la valorisation du statut Cerrado (sujet 11) et de la valorisation de la culture et des traditions des communautés traditionnelles (sujet 14). Il est important de rappeler que des incendies, criminels ou non, sont préjudiciables au Cerrado.

Sujet 40: LA PROTECTION DES TERRES AUTOCHTONES

Au Brésil, les terres indigènes ont un taux de déforestation inférieur à celui des zones protégées officielles, même celles qui bénéficient d'une protection totale.98 De plus, elles sont plus efficaces pour atténuer la déforestation dans les zones de haute pression.100 Le Cerrado abrite environ 216 terres indigènes et 83 groupes ethniques différents.35 Ces terres indigènes sont d'une grande importance pour la préservation des habitats naturels dans le Cerrado, même si l'objectif principal de ces zones n'est pas la conservation de l'environnement.98 Bien que les plus grandes zones intactes du Cerrado soient les terres indigènes, ces communautés traditionnelles subissent une pression intense du fait de l'expansion de l'agriculture et de l'élevage.39 Cela tient compte du fait que de nombreuses terres indigènes sont isolées au milieu des zones occupées par l'agriculture, l'élevage et le milieu urbain.

Sujet 41: LES RÉSERVES PRIVÉES

La protection des écosystèmes est une tâche qui incombe à tous et pas seulement à l'État. Les propriétaires fonciers ruraux ont un rôle important à jouer dans cette tâche, car avant d'être des producteurs agricoles, ils sont des gestionnaires inconditionnels des ressources naturelles, puisque le producteur rural dépend du climat, des nutriments du sol, de la pollinisation, de la disponibilité et de la qualité de l'eau parmi tant d'autres services écosystémiques. Par conséquent, la protection des environnements naturels qui protègent ces services doit être quelque chose d'inhérent au propriétaire rural. Et certains, plus impliqués et plus conscients de ces questions, protègent des zones au-delà de leurs réserves légales, en créant des réserves privées de patrimoine naturel. Les RPPN sont des unités de conservation de l'utilisation durable qui sont créées à l'initiative du propriétaire rural qui sélectionne une zone de la propriété à entretenir en vue de sa conservation. Le Cerrado compte plus de 250 RPPN, totalisant plus de 170 000 hectares, ce qui équivaut à 24 % des RPPN du pays. Il existe un grand potentiel de conservation du Cerrado grâce à la création de RPPN.

Sujet 42: LA PRESSION SUR LES COMMUNAUTÉS LOCALES ET LA CRÉATION DES CONFLITS

En raison du processus historique d'occupation de l'intérieur du Brésil et de l'immense problème foncier brésilien qui en résulte, aussi bien que des conséquences de plus de 300 ans d'esclavage, entre autres problèmes, un grand nombre de communautés rurales du Cerrado n'ont pas le titre du terrain qu'ils occupent. Ces communautés occupent leur territoire depuis des centaines d'années et sont considérées comme des squatters selon la loi.101 Cette condition les met en vulnérabilité face aux grands projets d'infrastructure et de développement et au vu de la progression rentable de l'agro-industrie. En conséquence, les populations rurales vivent dans une situation constante de résistance et de confrontation, impliquant la lutte pour la terre, l'eau, les droits et par les moyens de travail ou la production pour garantir leur accès aux ressources naturelles et le maintien de leurs modes de vie et de survie.102 Une étude de la Commission Pastorale Foncière (Comissão Pastoral da Terra - CPT Nacional) indique l'enregistrement de 1833 conflits dans les campagnes en 2019, dont 1206 étaient des événements de conflits fonciers impliquant une forme de violence causée par des propriétaires présumés ou des accapareurs de terres.102

Sujet 43: L’INTENSIFICATION DES PHÉNOMÈNES CLIMATIQUES EXTRÊMES TELS QUE LES SÉCHERESSES ET LES INONDATIONS

Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), le changement climatique causé par l'homme est responsable de la survenue fréquente d'événements extrêmes tels que de longues périodes de sécheresse et de pluies torrentielles.103 Les impacts générés par ces changements sont divers, ils peuvent affecter de la production alimentaire à l'élévation du niveau de la mer, les populations les plus vulnérables étant celles qui subissent les plus grands impacts.104,105 En plus des variations climatiques locales, les actions humaines provoquent une augmentation de la température moyenne de la surface du globe, comme le souligne le cinquième rapport d'évaluation du GIEC, qui a identifié un réchauffement de 0,85 ºC entre 1880 et 2012.106

Sujet 44: LES PERTES ET L’AUGMENTATION DES CÛTS DE PRODUTION

Les résultats de l'activité agricole sont liés à la qualité des différentes décisions des agriculteurs, avant, pendant et après le processus de production.68 La formation des prix des intrants agricoles est influencée par le prix des matières premières internationales, des produits agricoles et du pétrole.68 Par exemple, plus de 40% du coût de production total des principales cultures agricoles correspond aux dépenses en engrais.68 De cette manière, les variations environnementales provoquées par la dégradation de l'environnement influencent directement le coût de production comme mentionné dans le sujet 45, générant de grandes pertes telles que la récolte en baisse (sujet 26).

Sujet 45: L'AUGMENTATION DES PRIX DES PRODUITS DE L’ÉLEVAGE ET DE L’AGRICULTURE

L'environnement physique tel que le climat, le sol, les précipitations, présente des facteurs environnementaux qui ont une grande influence sur la production et la productivité de l’élevage et de l’agriculture.107 D'après les recherches, l'efficacité ou l'inefficacité de la production agricole n'est pas seulement le résultat de facteurs contrôlables par les producteurs, comme la terre, le travail et le capital, mais aussi des conditions environnementales, telles que la fertilité naturelle du sol et le climat; ce qui peut amener les producteurs, soumis à des restrictions environnementales, à utiliser davantage de facteurs et d'intrants agricoles pour compenser ces restrictions.107 Le marché des intrants chimiques fait considérablement bouger l'économie. Cependant, très peu d'investissements sont faits dans le développement de technologies pour réduire l'utilisation excessive d'intrants chimiques dans la production.108 Ainsi, l'utilisation excessive de ces intrants entraîne la dégradation de l'environnement, affectant directement la production et les prix des produits de l’élevage et de l’agriculture.

Sujet 46: LES AVANTAGES POUR LES POPULATIONS RURALES ET URBAINES

Maintenir le Cerrado « foresté » contribue au maintien des services écosystémiques liés à l'eau, à la biodiversité et au stock de carbone qui contribuent à la régulation du climat; ce qui profite à tous, que ce soit à la campagne ou en ville. Cela signifie garantir les ressources minimales pour l'agriculture, telles que la fertilité des sols, l'eau de qualité, et des pollinisateurs, ainsi que permettre l'extractivisme de produits natifs tels que fruits, fibres, écorces. Ces activités menées par les populations rurales, en plus de contribuer à leur sécurité alimentaire et de générer des revenus, bénéficient aussi directement aux populations urbaines, avec un approvisionnement alimentaire de qualité à des prix équitables, surtout lorsqu'ils sont commercialisés directement par les producteurs et leurs organisations.
À cet égard, un bon exemple de lien entre la campagne et la ville sont les Communautés qui Soutiennent l'Agriculture (CSAs), formes d'organisation entre agriculteurs et consommateurs (coagriculteurs) dans lesquelles chacun partage la responsabilité, les risques et les bénéfices de la production alimentaire lorsqu'il assume des fonctions dans ce processus, comme la plantation, la gestion financière et la distribution; en plus de créer des moments de coexistence entre le groupe. Quand le consommateur urbain devient coagriculteur, il a la possibilité de participer et de comprendre le processus de production et, avec cela, d'apprécier et de valoriser l'espace et la population rurale.
Cette proximité ville-campagne est importante de faire prendre conscience des disparités qui se produisent dans les zones rurales et pour engager la société dans des actions qui favorisent les changements structurels: plus de 70% des établissements agricoles au Brésil sont classés comme des établissements de l’agriculture familiale, mais ils représentent seulement 23% de la surface totale des établissements.109 C’est une contradiction historique accentuée, par exemple, en raison du manque de politiques publiques d'incitation à l'innovation dans l'agriculture familiale et au développement de chaînes productives pour les produits du Cerrado.

Sujet 49: LA STIMULATION DES PROCESSUS D'ACCAPAREMENT DES TERRES

L'occupation du territoire brésilien, à partir de la colonisation portugaise, a été assez désordonnée, sans contrôle de la puissance publique et sans séparation adéquate entre les terres publiques et privées.68 Actuellement, le croisement de données provenant de différentes sources officielles indique que 16,6% du registre des terres brésilien n'ont pas de registre officiel de possession.110 Ce scénario permet l'accaparement des terres, qui est le processus de falsification de documents pour obtenir la possession d'une terre. Dans ce contexte, il y a une grande inégalité dans la répartition des terres dans le pays, 48% de toutes les terres privées sont concentrées entre les mains de 2% des propriétaires.110 Les inégalités sociales, la violence à la campagne, le dysfonctionnement des marchés fonciers et la déforestation illégale sont certains des effets des problèmes fonciers du Brésil.111

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